Lasse de te retenir.
Lasse d'être retenue.
L'amitié n'est pas une contrainte.
L'amitié n'est pas pour nous.
Juste ce sentiment qui n'a jamais existé.
Juste des lambeaux.

# Enviado el domingo 20 de diciembre de 2009 10:22

Funambulle (8)

Je l'ai vu. Cet être divin, celui qu'on espère infiniment tout en sachant qu'il ne viendra jamais, je l'ai vu. Invisible tout d'abord, mais une fois que les yeux se sont accrochés à sa peau diaphane, ses traits androgynes, ses yeux trop brillants, comment apprécier toute autre vue. Chaque particule de lumière éclairant cette joue encore pleine de l'enfance, l'éclair d'une sagesse qui ne devrait pas lui appartenir, je les ai vus. Je l'ai vu, vous savez. Il est magnifique, l'entité suprême, la perfection atteinte, enfin ! et pourtant une allure si banale. Mais il est particulier, vous ne pouvez le nier. Je l'ai vu : la première impression est évidente. L'évidence même d'une banalité mystique. Je l'ai admiré, observé, aimé aussi. Je l'ai aimé, l'espace d'un instant, et rien n'était plus agréable que ses prunelles glissant sur mon corps. Je l'ai vu, je l'ai vu ! Mon c½ur s'est perdu entre Mars et Jupiter.

# Enviado el sábado 13 de junio de 2009 11:51

Modificado el martes 16 de junio de 2009 11:43

Qui suis-je ?

Qui suis-je ?
Chaque vie suit son cours, et tout au long de cette vie demeure une seule réelle interrogation : "Qui suis-je?". La question est souvent éludée, inconsciemment parfois. Nous grandissons, vieillissons dans ce seul but : se connaître. Cet objectif est-il seulement jamais atteint ? Y a-t'il réellement un jour où nous nous connaissons parfaitement, pouvons dire qui nous sommes, peut-être même ce que nous sommes ? Certains penseront sans doute qu'il s'agit juste de "l'adolescence". Je pense, et ce n'est qu'une simple opinion, que nous cherchons encore cette réponse bien après nos années lycée. Seul le temps de la question évolue. L'enfant se demande qui il sera, l'adolescent se demande qui il va être, l'adulte se demande qui il est, et la personne âgée se demande qui elle a été. Le mort sait-il qui il fut ? Le dernier souffle est-il une révélation ?
Nous connaissons-nous un jour ? Pouvons-nous déterminer chacune de nos réactions, estimer chacune de nos limites avec exactitudes ? La femme qui tue son mari après avoir été frappée se savait-elle l'âme d'une meurtrière ? L'homme qui aime tant la boisson savait-il qu'elle le mènerait à sa déchéance ? Alors, je vous le demande, qui sommes-nous, pour dire que nous savons.

# Enviado el martes 26 de mayo de 2009 14:50

Modificado el martes 16 de junio de 2009 11:43

Until the end - Phobia

Until the end - Phobia
Juste une fragile poussée, son souffle sur ma joue. On rit, on boit, on fume, on oublie. Mais, les peurs restent là. Qu'importe notre déchéance vouée à l'amnésie profonde, cela reste inscrit dans notre esprit, telle une cicatrice éc½urante. Et toujours cette pensée, jusqu'à la fin, jusqu'au dernier instant : Que va-t-on faire ? Parfois, cela semble juste être une question stupide, la réponse est tout simplement évidente. L'envie grandit en nous, l'impatience se fait insupportable : on veut faire ça, dans l'immédiat. Et l'idée ne nous quitte plus. Une pensée artistique qui soudain nous donne un but. C'est inespéré, et l'on n'a alors qu'une seule envie : l'exécuter. Néanmoins, comme toujours dans ces cas-là, les circonstances ne le permettent pas. On étouffe alors, on devient nerveux : l'idée va disparaître, loin, loin, si loin qu'elle ne reviendra plus, et la seule chose qui subsistera ne sera que ce goût âpre dans la bouche, de la défaite, de la cigarette qui s'est éteinte. Et finalement, le jour se couche, emporte cette illumination qui nous a animés. On retombe alors dans cette apathie qui nous est familière, cet instant suivant où les doutes remplacent de nouveau l'assurance. Et la question revient : Que va-t-on faire ? Inlassablement, elle se répète dans notre esprit, nous angoisse, empêche notre sommeil. Et chaque nuit, la peur de l'avenir revient : une phobie grandissante que rien n'arrête. Mais pour l'instant, faisons semblant que tout va bien. Rions, fumons, buvons. Après tout, l'oubli est si simple. Nous réfléchirons plus tard.

# Enviado el miércoles 11 de febrero de 2009 12:58

Modificado el martes 16 de junio de 2009 11:43

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«  La musique joue un très grand rôle dans ma vie. Si je mets de la musique le matin, ce n'est pas très original : c'est parce que ça donne le ton de la journée. C'est très simple et en même temps un peu compliqué. Je crois que nous pouvons choisir nos humeurs, parce que nous avons une conscience qui a plusieurs strates et qu'on a un moyen d'y accéder. Par exemple, pour écrire une pensée profonde, il faut que je me mette dans une strate très spéciale, sinon les idées et les mots ne viennent pas. Il faut que je m'oublie et en même temps que je sois hyper concentrée. Mais ce n'est pas une affaire de « volonté », c'est un mécanisme qu'on actionne ou pas. Et pour actionner ce mécanisme, il n'y a pas mieux qu'un petit morceau de musique.  »

L'élégance du hérisson


My tea's gone cold I'm wondering why I
got out of bed at all
The morning rain clouds up my window
and I can't see at all
Even if I could it'll all be gray,
but your picture on my wall
It reminds me, that it's not so bad,
it's not so bad...

# Enviado el miércoles 17 de diciembre de 2008 17:06

Modificado el martes 16 de junio de 2009 11:44